En prenant conscience du rôle que jouait leur profil, souvent malgré eux, dans leur recrutement, les jeunes diplômés modifient peu à peu leurs habitudes sur les réseaux sociaux. Ces plateformes deviennent de moins en moins des espaces privées desquels les recruteurs seraient miraculeusement exclus, et se transforment en espace beaucoup mieux gérés, grâce, notamment, à un usage plus judicieux des paramètres de confidentialité.

Mais la grande majorité continue de revendiquer un profil fidèle à sa personnalité, les enquêteurs notant simplement une plus grande prudence quant à la gestion du contenu de ces profils.

Cette prise de conscience tombe fort à propos si l’on en juge par la propension des recruteurs, non seulement à se rendre sur les réseaux sociaux pour consulter le profil des candidats, mais de plus à tenir compte des informations qu’ils y lisent. Ce dernier aspect de la question est cependant nuancé dans le rapport de l’université de Dayton, qui signale que seulement un tiers de recruteurs pensent disposer d’une information fiable quant à la personnalité des candidats (tout en signalant qu’une information négative demeure propre à faire échouer un recrutement).

La dernière information intéressante que nous signalons à la lecture de ce rapport est le faible taux de présence des jeunes diplômés sur les réseaux sociaux : seulement 13% d’entre eux y seraient inscrits (contre 57% de la population salariée en poste), ce qui traduit certainement une nouvelle prise de conscience à opérer, côté étudiants, celle de l’importance des réseaux pour décrocher un emploi.